
| 1500 dirigeants d'EDF se forment à la finance avec Crossknowledge |
1 500 dirigeants concernés, des milliers d'heures d'auto-formation : EDF a lancé avec Crossknowledge l'un des plus gros programmes de formation à distance de ces dernières années. Un programme qui remporte l'adhésion des participants et qui démontre l'efficacité du e-learning dans le développement des compétences. Retour sur cette expérience avec Dominique Olszer, chef de projet à l'Université Groupe d'EDF. Pourquoi avoir lancé un programme de sensibilisation à la finance pour tous les managers d'EDF ? "Pour deux raisons principales. 72 % de nos cadres dirigeants ou futurs cadres dirigeants ont un profil d'ingénieur, et dans le cadre d'un cursus de professionnalisation, il nous a paru utile de leur proposer une formation spécifique sur les bases de l'analyse financière... Alors que nous nous préparons à une ouverture prochaine du capital d'EDF, et après le passage en SA, il nous semblait donc nécessaire que nos cadres à potentiel et managers maîtrisent bien les notions financières, à commencer par les connaissances de base." Pourquoi avoir utilisé le e-learning ? "A l'époque de la décision, nous préparions des programmes de finance en présentiel. Mais ces derniers n'étaient pas disponibles immédiatement ni déployables massivement. Or il fallait que nos 1 500 cadres dirigeants et futurs dirigeants (dont 40% sont à l'étranger) aient acquis ces connaissances en finance en moins de 2 ans. D'où l'idée de lancer d'abord un grand programme de mise à niveau en e-learning, pour se préparer aux cycles présentiels une fois que ces derniers seraient prêts. Le e-learning nous est apparu en effet comme la solution la plus pertinente (c'est le temps de cycle le plus court) et la moins onéreuse. Cette solution a en outre l'avantage de pouvoir, via internet, et grâce à la version anglaise en plus de la version française, d'atteindre nos dirigeants, qu'ils soient basés à Limoges, Pékin, Rio, Paris, Toulouse ou Londres. Elle permet aussi , grâce à l 'auto-diagnostic de départ, d'individualiser les parcours et donc de tenir compte des connaissances acquises par les cadres au cours de leur expérience professionnelle." Quel est le dispositif pédagogique mis en place ? "Le programme se déroule en plusieurs étapes. Tout d'abord l'apprenant réalise un auto-diagnostic de ses connaissances en finance. En fonction de ses réponses, une prescription de modules lui est faite : le participant a donc un parcours complètement individualisé, qu'il va suivre dans une période de temps déterminée avec l'accompagnement d'un tuteur. A la fin du parcours, le manager réalise un auto-diagnostic final pour évaluer la progression de ses compétences." Comment avez-vous accompagné/animé ce programme ? "L'accompagnement c'est d'abord une bonne communication au moment du lancement. Lorsque le participant est inscrit au programme, il reçoit un courrier signé par le Directeur Général en charge des Ressources Humaines et de la Communication lui expliquant les raisons de cette action de sensibilisation à la finance. Il reçoit ensuite un " package " avec un CD-Rom, les instructions de connexion, des écouteurs. Enfin, l'apprenant reçoit un mail de bienvenue co-signé avec Crossknowledge. Tous ces documents sont volontairement bien identifiés comme une action corporate EDF. Elle montre de manière visible que vous faites partie du top 1 500 : et je peux vous dire que ceux qui ne l'avaient pas reçu m'appelaient directement pour s'en inquiéter ! Cela a généré un bouche à oreille positif. Le lancement a été également relayé par la newsletter managériale. Nous avons également publié des témoignages très positifs dans les numéros suivants pour entretenir la flamme. Ensuite, pour inciter les apprenants à bien suivre les modules, nous avons commencé par leur envoyer des e-mails tous les 15 jours, leur rappelant leur état d'avancement personnel comparé avec l'état d'avancement de leur groupe. Mais une enquête menée auprès de 400 managers nous a révélé que cette fréquence d'envoi et les messages étaient un peu culpabilisants pour l'apprenant. L'autre enseignement tiré de cette enquête est que les managers étaient intéressés par le programme, mais avaient besoin de plus de souplesse pour intégrer cette formation dans leur emploi du temps, déjà très chargé. Prenant en compte ces éléments, nous avons réajusté la périodicité d'envoi des e-mails (1 par mois au lieu de 2) et nous avons également retravaillé les messages. Désormais, nous leur rappelons régulièrement la date de fin de disponibilité des modules et nous leur en proposons de nouveaux. En somme, nous animons plus que ne relançons." Quels en sont les résultats après un an ? "Etant donné que le programme n'est pas obligatoire mais basé sur le principe du volontariat, nous avons de bons taux de connexion et de suivi. Près des ¾ des apprenants ont participé au programme, avec en moyenne un taux de suivi de plus de 70 %. Et qu'en est-il des résultats en terme de développement de compétences ? Les participants ont-ils progressé ? Entre les deux auto-diagnostics, les participants ayant effectué la totalité de leur parcours enregistrent une progression de 40 %. C'est tout à fait significatif, même si j'aurais aimé que tous les sujets soient parfaitement maîtrisés à la fin de leur parcours, ce qui n'est pas tout à fait le cas." Quels sont à votre avis les facteurs-clés de succès de ce programme ? "Les facteurs-clés, selon nous, sont la qualité des contenus, leur modularité et la grande adéquation avec les besoins du terrain. J'ai moi-même réalisé l'auto-diagnostic et je dois admettre que la recommandation était parfaitement en phase avec mes besoins et mon profil. La communication personnalisée vers les apprenants qui ont intégré le programme contribue également au succès de ce dispositif. En effet, nous nous faisons un point d'honneur à être joignable à tout moment pour répondre à leurs questions et lever les freins éventuels au e-learning. Je signe également tous les mails envoyés par Crossknowledge. Enfin, j'aimerais insister sur la notion de responsabilité. Pour relancer les apprenants qui avaient pris du retard dans leur parcours, nous leur avons communiqué le coût par personne de cette formation et nous leur avons dit clairement que s'ils ne souhaitaient pas finir les modules, leur droit d'accès serait fermé. Cette démarche a eu un écho plus que positif et nombres de participants ont demandé à ce que leur droit soit suspendu. Certains ont au contraire demandé à ce que ce droit leur soit rétabli sous quelques mois, à une période où ils pourront plus aisément y consacrer du temps. " Si c'était à refaire, que feriez-vous différemment ? "Si c'était à refaire, ce programme de finance serait présenté comme un pré-requis obligatoire aux cycles présentiels, et non comme un programme indépendant proposé à nos dirigeants. Il s'agirait d'une vraie démarche pédagogique intégrée, en " blended learning ". Dans ce cas, personne ne se poserait la question de savoir s'il doit le suivre rapidement ou pas." Quel avenir voyez-vous pour le e-learning au sein d'EDF ? "Le e-learning au sein d'EDF passera par du blended-learning (présentiel + e-learning). Ce type de dispositif permet de tirer le meilleur de chaque mode en optimisant le temps passé en présentiel, et en optimisant les coûts grâce au e-learning." Retour Newsletter Mai 2005
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